L'histoire : Les héros de "L'Age de glace" sont de retour pour une nouvelle
aventure hilarante, où une maladresse de Sid le paresseux va les
propulser au coeur d'un monde étrange perdu sous la glace, et peuplé de
dinosaures !
Hier, c'était la sortie de "l'âge de glace 3, le temps des dinosaures". En ce dernier jour de fête du cinéma, on peut dire qu'il y a foule et c'est bien normal car l'attente autour de ce film est assez énorme. Pour la première fois de ma vie j'allais voir un film au cinéma en 3D, j'avais donc ma paire de lunette spéciale avec moi. J'étais très curieux de voir ce que cela allait donner. Nous étions dans la plus grande salle du complexe cinéma. La salle fût pleine en quelques minutes seulement. Le temps d'enfiler les lunettes, la séance pouvait débuter. Quelle joie de retrouver ses personnages de l'âge de glace en 3D qui plus est. Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, ce troisième épisode est de loin le meilleur. On y rit d'un bout à l'autre du film sans que jamais l'ennui nous guette. L'histoire principale est intéressante, le nouveau personnage de la fouine apporte un vent d'air frais, le monde peuplé de dinosaures est un véritable régal pour nos yeux. Grâce à la 3D, l'immersion est totale dans le film, c'est vraiment un plus indéniable. Mais une nouvelle fois, la star ultime de l'âge de glace c'est bel et bien ce petit écureuil si craquant dénommé Scrat. C'est simple, à chaque fois qu'il apparaît à l'écran, on en jubile d'avance tant les scènes sont réussies ( ah ce tango ! ), de plus Scrat va devoir choisir entre sa noisette et l'amour, choix cornélien s'il en est ..loll J'ai passé un très bon moment, les 1h40mn du film filent à une vitesse folle, le rythme est soutenu, c'est le divertissement idéal pour toute la famille en ce début de vacances. Je vous préviens, les enfants vont adorer mais aussi les grands enfants que nous sommes encore quelque part. Un film d'animation que je vous conseille vivement, une véritable récréation dont on ne doit pas se priver en ses temps moroses. Ma note:**** /5.
L'histoire : Stephen Collins est membre du Congrès américain et préside le comité qui supervise les dépenses de la Défense. Ambitieux, il incarne l'avenir de son parti et pourrait bien devenir un des leaders du pays. Lorsque sa jeune assistante est tuée dans des circonstances mystérieuses, certains secrets font surface... Cal McAffrey, journaliste chevronné et ami de longue date de Collins, est chargé par sa rédactrice en chef, d'enquêter sur l'affaire. Avec une jeune journaliste, Della Frye, McAffrey tente de découvrir l'identité du meurtrier. Il ignore qu'il s'attaque à un complot qui menace les structures mêmes du pouvoir. Lorsque des milliards sont en jeu, tout le monde devient suspect...
Sans rien dévoiler de l'intrigue, je peux dire que dès les premières minutes nous sommes saisis par le rythme haletant de ce "Jeux de Pouvoir" qui combine à merveille le film de complot à celui d'enquête. Bien réalisé et emmené par un duo d'acteur au meilleur de leur forme, Russel Crowe en tête bien évidemment, exceptionnel en journaliste bourru et malin, ce film nous entraîne dans les arcanes du pouvoir sans que jamais l'on ne s'ennuie. Il s'inscrit d'hors et déjà comme un classique du film de genre tant il reprend avec succès les codes de ce style de film sans jamais donner l'illusion d'utiliser les vieilles ficelles. Un film qui nous amènent à réfléchir sur des thèmes (la privatisation de la défense aux Etats-Unis) que je ne peux qu'effleurer afin d'éviter de vous dévoiler une partie de l'intrigue. La seule chose que je puisse vous dire c'est que les rebondissements sont au rendez-vous pour notre plus grand bonheur de spectateur. A défaut d'être un chef d'oeuvre (d'aucun soulignerons le manque d'originalité d'un genre qui a déjà fait ses preuves), nous sommes ici en face d'un film de qualité servi par des acteurs tous au diapason de Russel Crowe qui constitue véritablement l'attrait majeur de ce "Jeux de Pouvoir". Je vous le conseille vivement. :)
Ma note:***1/2 /5.
J'ai choisi pour cette note le thème de la mer, cet élément qui m'est si cher. Qui mieux que Victor Hugo (1802-1885) ou encore Charles Baudelaire pour nous parler en vers de cette dernière. J'ai voulu également profiter de l'occasion pour vous faire découvrir un peintre arménien méconnu Ivan Aivazovsky (1817-1900), qui est l'un des plus talentueux et prolifique artiste de la mer du XIXème siècle.
Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants
Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d'étoiles ;
Et j'entendis, penché sur l'abîme des cieux,
Que l'autre abîme touche,
Me parler à l'oreille une voix dont mes yeux
Ne voyaient pas la bouche :
"Poète, tu fais bien ! Poète au triste front,
Tu rêves près des ondes,
Et tu tires des mers bien des choses qui sont
Sous les vagues profondes !
La mer, c'est le Seigneur, que, misère ou bonheur,
Tout destin montre et nomme ;
Le vent, c'est le Seigneur ; l'astre, c'est le Seigneur ;
Le navire, c'est l'homme."
L'homme et la mer
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !
L'histoire : Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait
aussi sa famille. Ce samedi, comme
toutes les semaines, ils sont
invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre, à Créteil.
Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc...
Si vous voulez rire sans forcément vous prendre la tête, cette comédie est idéale en ce joli mois de Juin. Emmené par une brochette de comédiens(nes) tous au diapason (chapeau à Vincent Elbaz excellent en "adulescent") , "Tellement proches" vous fera passer à coup sûr un bon moment. Il est vrai que l'on rit beaucoup devant les situations ubuesques proposées. "Tellement proches" c'est un peu la famille dans tous ses états, ou chacun(e) peut reconnaître une situation déjà rencontrée :)) Je me suis rendu au cinéma sans trop attendre grand chose de cette comédie et au final j'en suis ressortis le sourire aux lèvres. Un beau moment. Alors un seul conseil allez-y, en plus la fête du cinéma approche :)
Ma note:***1/2 /5.
"Terminator Renaissance" est le quatrième épisode de la saga Terminator, le premier de la franchise sans Arnold Schwarzenegger alias T101. Je ne vous cache pas que je ne suis pas un grand admirateur de cet "acteur" mais la saga des terminators a tout de même quelque chose de très jouissif, avec Terminator on régresse et le cerveau avec... Heureusement, l'humour, l'aspect très second degré était là présent avec quelques séquences et formules devenues depuis cultes. En ce joli mois de juin sortait donc ce "Terminator Renaissance" avec en tête d'affiche un acteur que j'aime beaucoup Christian Bale. La présence de ce dernier était pour moi un gage de qualité mais las, nous nous trouvons devant un produit sous vide, une franchise dont il ne reste qu'un faux Schwarzenegger vaguement recréé en image de synthèse pour réapparaître l'espace d'une courte séquence. Réalisé par un obscur tâcheron qui n'a commis dans sa carrière que des nanars (dont je vais vous éviter ici la liste...), il manque à ce Terminator ce qui a fait le succès des premiers épisodes, le second degré, parce qu'ici soyons honnête on ri de bon coeur à certaines situations ou dialogues absolument ubuesques. Pendant 1h50, les scènes d'action et les explosions s'enchaînent à une vitesse folle, c'est bien simple dans terminator tout explose...loll mais ce parti pris d'un premier degré pathos ruine tous les espoirs de ce film qui méritait bien mieux. Alors certes, d'aucun me diront que les séquences d'action sont efficaces, je réponds oui, que les acteurs ne sont pas à franchement parlés mauvais, je réponds encore oui, mais à la différence des trois premiers épisodes qui contenaient tous une séquence culte, ce dernier n'a plus de Terminator que le nom. On s'approche d'un "cinéma" qui n'en est pas, un produit à la Michael Bay (oui je sais ça fait mal d'écrire cela...loll ) sans odeur et sans saveur. "Terminator Renaissance" n'est même pas un nanar dans le sens ou il se prend bien trop au sérieux. Loin d'être une renaissance, ce quatrième épisode s'avère être un échec cuisant en terme de cinéma, rassurons nous, les salles seront pleines et ce blockbuster rapportera à coup sûr beaucoup d'argent. La renaissance de Terminator n'était donc qu'une question d'argent ? ... :))) Ma note:** /5.
Il est arrivé le nouveau LP de Kasabian, enfin après trois ans d'attente ! C'est leur troisième album et il s'intitule "West Rider Pauper Lunatic Asylum". Les Kasabian ont-ils transformé l'essai ou comme tant de groupes ceux sont-ils écroulés ? Dès les premières notes de "underdog"
on est dans le style Kasabian avec cette voix reconnaissable entre
toute de Tom Meighan. Le son est très rock, les guitares puissantes
bien mises en avant, le rythme sait se faire tantôt énergique ou
lancinant. Ils sont à mon sens, dans la nouvelle vague anglaise, les
seuls à pouvoir être comparé vraiment au style d'Oasis dont ils feront
la première partie tout au long de leur tournée anglaise cet été. Leur
look 70's est excellent, leur côté grande gueule fait plaisir à
entendre :) Ici point de nouveauté à l'horizon, les Kasabian creusent
leur sillon rock. "Take aim" et son refrain entêtant ferait un
très bon second single. Du rock anglais comme on l'aime en somme, un
album qui à défaut d'être novateur et génial nous apportent un réel
plaisir d'écoute. Je pense à la lancinante "West Rider Silver Bullet"
qui nous fais indéniablement songer à une Bo de western complètement
barré, un des moments forts du disque avec la très chouette "Vlad the impaler" au riff de guitare démoniaque :) Le clip est d'ailleurs une pure réussite. A oublier par contre l'ennuyeuse "Ladies And Gentlemen" ou encore "Secret Alphabets" qui constituent deux points faibles de ce disque. Heureusement suit le premier single "Fire" qui délivre tous ses charmes après plusieurs écoutes. L'album se clôt sur le chouette "happiness",
véritable ballade pop anglaise comme ont les aiment. Au final nous
sommes en possession d'un très bon album rock anglais, du kasabian
classique oserais je dire. Je vous conseille vivement son écoute, l'été
s'annonce très rock :) Ma note:**** /5.
Les quatre Versaillais nous reviennent ce mois-ci avec leur quatrième album, au doux nom de "Wolfgang Amadeus Phoenix".
Ne nous voilons pas la face, ils sortent ici à mon sens leur album le
plus abouti. Ce LP contient vraiment quelques pépites électro-pop qui
vont faire chavirer les cœurs, à commencer par le tubesque premier
single "Lisztomania", suivent aussi la jolie "fences" et surtout la véritablement trippante "love like a sunset"
avec 7 minutes presque entièrement instrumentales et cette montée en
puissance divine. Si le titre du disque évoque inévitablement Mozart,
on peut dire qu'en toute "modestie" les Versaillais ne nous ont pas
menti avec de véritables petites symphonies aux sonorités rock et
électro-pop,
des mélodies accrocheuses avec la voix toujours aussi prenante de
Thomas Mars. La production de Philippe Zdar (membre du groupe Cassius)
est juste incroyable et met vraiment en valeur ses très bons titres. On
ne s'ennuie pas un seul instant, le groupe nous fais voyager dans des
contrées pop détonnantes et ils nous prouvent qu'ils mériteraient
certainement un peu plus de reconnaissance en France de la part du
grand public. Le succès de Phoenix dans sa patrie d'origine demeure
relativement confidentiel si l'on se réfère à leur réussite à
l'étranger (surtout aux Etats-Unis), ils sont par exemple devenus le
premier groupe français à passer au show télévisé Saturday Nigh Live,
une véritable institution, ayant accueilli tout ce qui se fait de mieux
sur la planète rock. Le seul bémol que je mettrai à ce disque serait
finalement lié à sa pochette que je ne trouve pas des plus réussie,
mais le plus important c'est que Phoenix frappe ici avec ce "Wolfgang Amadeus Phoenix"
un grand coup sur la scène électro-pop internationale. Leur nouveau
bébé est venu se placer directement en tête des téléchargements dès sa
sortie aux Etats-Unis. Succès mérité. Ma note:**** /5.
Le 8 juin, Placebo sort son sixième album, fou ce que le temps
passe vite... Après le ratage complet du précédent LP
Ma note:*** /5.
L'histoire : Le plus grand musée du monde vient d'accueillir de nouvelles
expositions, et parmi elles, l'ancestrale tablette des pharaons aux
pouvoirs magiques. Désormais la nuit, toutes les animations du musée
prennent vie ? y compris le maléfique pharaon Kahmunrah, et ses
acolytes Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon.Le gardien de
musée Larry et ses vieux amis le Président Roosevelt, Attila, T-Rex, le
Romain Octavius et Jedediah le cowboy vont devoir livrer une bataille
acharnée ? et délirante ? contre ces animations malintentionnées...
Les studios américains adorent les suites, après le succès du premier il était plus que prévisible qu'un second épisode ne sorte. On prend les mêmes et on recommence tel pourrait être la devise de ce "La nuit au musée 2" toujours emmené par Ben Stiller, qui s'efface ici derrière une palette de seconds rôles assez impressionnante (Chabat en Napoléon en tête...). Toujours plus d'effets spéciaux aussi, on assiste à du grand n'importe quoi au niveau du scénario qui tient sur un timbre poste. Certes le rythme est soutenu, l'action est présente mais le gros problème réside tout de même dans le fait que l'on rit peu, trop peu pour ce qui s'annonce comme une comédie. L'ennui nous guette même passé les quelques moments de délire complet. Un film qui s'adresse avant tout aux enfants, qui n'est ni mieux, ni moins bon que le premier, juste un honnête divertissement comme Hollywood en produit cinquante par an. Un produit formaté en somme auquel il manque un petit quelque chose pour nous emmener dans une autre dimension. Je n'en attendais pas grand chose, je vous conseille d'attendre plutôt sa sortie en dvd ou son passage à la télévision.
Ma Note :**1/2 /5.
L'histoire : Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle
mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm
compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va
devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du
Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées
de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes
secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure
qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut
toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...
Le pari était difficile voir impossible à tenir, comment rendre plus con notre cher Hubert dans ce second volet
Après un premier album d'exception "Fur and Gold", Bat for Lashes nous reviens avec un nouvel album intitulé sobrement "Two suns".
On le sait le cap du second album n'est jamais évident à relever alors
comment s'en est sorti Bat for Lashes alias Natashan Khan ? 11 titres composent
cet opus du quatuor féminin composé de Ginger Lee, Abi Fry, Lizzie
Carey et surtout de l'ensorcelante Natasha
Khan, multiinstrumentiste, compositrice, voix et âme de Bat For lashes. Bat for Lashes qui signifie
littéralement "Battre des cils" pourrait tout
aussi bien être le rassemblement de Chan Marshall, Björk, PJ Harvey et
Kate Bush tant le timbre de voix de la chanteuse Natasha
Khan rappelle
étrangement les quatre glorieuses artistes susnommées. N'y allons pas
par quatre chemins, cet album est une pure merveille, une réussite
totale, Bat for lashes prouve s'il en était besoin, qu'elle fait
dorénavant partie des artistes de tout premier plan par le talent.
J'espère vraiment que cet album va se vendre parce qu'elle le mérite,
Bat for lashes a le potentiel pour devenir quelque chose de
vraiment grand. Pour ceux qui ne la connaisse pas encore, un seul
conseil, prenez le temps d'écouter cet album qui mérite vraiment le
détour. Dès le premier titre "Glass"
l'on est emporté par la voix de Natasha Khan dans un univers
fantastique et féérique, les arrangements sur les onze titres sont
absolument énormes et l'ont sent sur chaque titre tout le travail qu'a
nécessité ce disque. L'ensemble est d'une cohérence rarement atteinte,
"Two Suns" est un disque "trippant", tribale... les mélodies et la voix
enchanteresse de Natasha Khan nous transportent dans un univers
onirique
propice à l’évasion. On pourra parler de l'excellent "Daniel" premier extrait du nouvel album, ou encore de "Good love", "two planets",
difficile de ressortir des titres de ce disque en tout point réussis.
Natasha Khan, magicienne à la voix sensuelle et envoûtante ou Bat For lashes confirme tout le bien que l'on pensait
d'elle avec ce disque d'exception, à découvrir d'urgence pour ceux qui
ne la connaisse pas encore. C'est l'album du mois pour The Dude :-)
Ma note:*****/5.
Le nouvel album de Ben Harper "White lies for Dark Times" sort lundi, et comme à chaque fois c'est un événement. Fini les Innocents Criminals qui étaient ses musiciens depuis le début, place à une collaboration avec le trio des Relentless7. Ben Harper fait partie du panthéon dudesque depuis un certain jour de 1997, moment où alors que j'étais en Première Littéraire j'ai découvert cet artiste et son formidable "The Will to live" avec ses hymnes tels que "Jah work", "Roses for my friends". Il faut aussi dire que depuis quelques disques Ben tournait en rond, comme si le succès croissant de sa musique l'avait rendu à mon sens de plus en plus insignifiant. "Both Sides of the guns" ou encore "lifeline" m'avaient particulièrement déçu, je n'y retrouvais plus ce petit quelque chose qui faisait de la musique de Ben Harper cette chose emblème de la coolitude que j'affectionne tout particulièrement. Ce nouveau LP a au moins ce mérite de nous montrer un nouveau visage de l'artiste, qui nous apparaît ici avec un son beaucoup plus électrique et osons le dire parce que c'est une chose suffisament rare dans la musique de Ben Harper, énergique. Les onzes titres qui composent ce disque, à défaut d'être tous enthousiasmant, ont pour le moins le mérite de nous faire taper du pied, de nous donner envie de bouger, une chose devenu rare sur les derniers essais de l'artiste. Les cinqs premiers titres sont particulièrement électriques, on notera parmi eux le très réussi "Up to you now" et sa mélodie accrocheuse. Suivent ensuite deux ballades accoustiques dont Ben a toujours eu le secret "Skin thin" et "Fly one time", idéal pour faire fondre le coeur de ses demoiselles :)) L'album repart ensuite sur un ton beaucoup plus électrique avec "Keep it together" et son final particulièrement cool à la guitare incisive. Bien sûr le disque connaît quelques ratés comme ce titre "Boots like these" qui sonne beaucoup trop Lenny Kravitz à mon sens (oui je sais j'ose la comparaison..lol). Il se clôt sur une nouvelle ballade tranquille de Harper "The word suicide" et son refrain entêtant, puis "Faithfully remain", trop sirupeuse à mon goût. Au final je retiens de ce disque, que Ben Harper a enfin fait ce choix d'oser partir dans d'autres directions musicales sans pour autant dérouter son public, avec ici et là des ballades accrocheuses. Si aucun titres hormis "Up to you now" ne sort vraiment du lot, l'album mérite tout de même le détour puisqu'il s'écoute non sans un certain plaisir. A défaut d'être au panthéon des disques de Ben Harper, ce "White lies for Dark Times" nous rassurent sur le potentiel créatif de l'artiste. Une chose est sûr, en 2009, il faudra encore compter avec Ben Harper qui prépare pour la rentrée une énorme tournée.
Ma note:*** /5.
Ce soir je souhaite partager avec vous mon goût pour ses trois poèmes qui constituent pour moi de très belles allégories sur l'écriture, sur le mal d'aimer, sur les souvenirs... Pour illustrer ses trois textes j'ai choisis l'artiste Sanford Robinson Gifford (1823-1880), un peintre américain connu pour ses paysages aux effets de lumières sublimes. Il est d'ailleurs à ce titre l'une des figures les plus importantes du mouvement luministe américain. J'espère que cette note vous plaira. Avec toute mon amitié !
The Dude.
Il est si tard... Charles Guérin (1873-1907)
Il est si tard, il fait, cette nuit de novembre,
Si triste dans mon cœur et si froid dans la chambre
Où je marche d'un pas âpre, le front baissé,
Arrêtant les sanglots sur mes lèvres, poussé
Par les ressorts secrets et rudes de mon âme !
La maison dort d'un grand sommeil, l'âtre est sans flamme ;
Sur ma table une cire agonise. Et l'amour,
Qui m'avait, tendre espoir, caressé tout le jour,
L'amour revient, armé de lanières cruelles,
Lacérer l'insensé qu'il berçait dans ses ailes.
Ô poète ! peseur de mots, orfèvre vain,
Ton vieil orgueil d'esprit succombe au mal divin !
Tu rejettes ton dur manteau de pierreries,
Et déchirant ton sein de tes ongles, tu cries
Ton immense fureur d'aimer et d'être aimé.
Et jusqu'à l'aube, auprès d'un flambeau consumé,
Et promenant ta main incertaine et glacée
A travers les outils qui servaient ta pensée,
Dans le silence noir et nu, pauvre homme amer,
Tu pleures sur ton coeur stérile et sur ta chair.
La jeune fille et l'ange de la poésie Sophie d'Arbouville (1810-1850)
L'ange reste près d'elle ; il sourit à ses pleurs,
Et resserre les nœuds de ses chaînes de fleurs ;
Arrachant une plume à son aile azurée,
Il la met dans la main qui s'était retirée.
En vain, elle résiste, il triomphe... il sourit...
Laissant couler ses pleurs, la jeune femme écrit.
Les souvenirs Henri Bataille (1872-1922)
Les souvenirs, ce sont les chambres sans serrures,
Des chambres vides où l'on n'ose plus entrer,
Parce que de vieux parents jadis y moururent.
On vit dans la maison où sont ces chambres closes.
On sait qu'elles sont là comme à leur habitude,
Et c'est la chambre bleue, et c'est la chambre rose...
La maison se remplit ainsi de solitude,
Et l'on y continue à vivre en souriant...
Folio propose dans sa collection à seulement 2 euro ce livre de Marguerite Yourcenar "Le Coup de Grâce". Il est très court, 122 pages seulement, mais d'une profondeur et d'une beauté qui font de cet ouvrage sur le mal d'aimer un véritable chef d'œuvre à mon sens. L'écriture de Yourcenar sur les sentiments développés lors d'une passion amoureuse y est d'une précision incroyable. J'ai lu ce livre en une seule nuit tant l'histoire m'a prise. Impossible de lâcher ce livre une fois que vous l'aurez débuté. L'histoire se passe en 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et
le désespoir, trois jeunes gens, Éric, Conrad et Sophie, jouent au jeu
dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits,
mensonges et érotisme les pousseront aux confins de la folie. C'est une histoire sublime et profondément bouleversante que nous donnent à lire Yourcenar. Je ne vous dévoile rien de l'intrigue pour ne pas vous gâcher le plaisir de la fin du livre, mais je ne peux que vous conseiller la lecture de cet ouvrage petit par sa taille mais immense par le talent et la richesse peu commune qu'il contient.
Ma note:*****/5.
L'Italien Calaciura consacre un récit bouleversant et terrible aux prostituées clandestine. Suivant
un itinéraire semblable à celui qu'empruntait la traite négrière il y a
trois siècles, des milliers d'Africaines débarquent chaque année dans
des villes portuaires d'Europe afin d'y exercer, plus ou moins
volontairement, le plus vieux métier du monde. Après avoir effectué le
voyage illégalement, dans des soutes de cargos insalubres, la plupart
sont vouées à une existence aussi brève que désastreuse, leur statut
d'immigrées clandestines profitant aux organisations mafieuses qui les
maintiennent dans une dépendance proche de l'esclavage. "Passes noires" de Giosuè Calaciura
nous invite à suivre l'humiliant parcours d'une de ces "cargaisons"
installées dans le quartier dit "des maisons d'Afrique", de Palerme en Sicile, sa
ville natale. Un roman très dure à lire tant l'on souffre de voir cette réalité en face, on aimerait mieux se voiler la face mais Calaciura est là pour nous rappeler les conditions de vie inhumaines de ses femmes dans nos patries des droits de l'homme. Un récit qui m'a profondément marqué et ému, dont on ne sort pas indemne. Mais il n'est au fond que le reflet du quotidien de ses femmes esclaves. Je vous le recommande même s'il est d'une tristesse absolue et qu'il provoque en nous une nausée irrésistible. Ma note:**** /5.
J'ai vraiment passé un très bon moment :) read more
on Cinéma du Dude Juillet09 : "L'Age de glace 3" - "Jeux de Pouvoir" -